Olympique de Marseille - OMactu.com - Un site au rythme de l'OM
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Mario
ZATELLI
(1964-66,
68-70, 72-73)
Ancien
joueur de l'OM (il a remporté la coupe 38), ce méditerranéen
pur Mistral a été un véritable intermittent du coaching
à Marseille. C'est sous l'ère Leclerc qu'il gagne ses galons
de grand de l'OM. Trois fois viré et trois fois rappelé par
le boss ! Record toutes catégories inégalé. A son
palmarès d'entraîneurs, il compte une remontée en D1
(66), la victoire en coupe 69 et le doublé 79. Même, après
son retrait définitif, il est toujours resté fidèle
au Vélodrome. Il nous a quitté décédé
le 7 janvier 2004 à Sainte-Maxime dans le Var à l'âge
de 91 ans.
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Lucien
LEDUC
(1970-72)
Fin,
drôle et cultivé, Lucien Leduc, haut personnage du foot français,
reste un cas définitivement à part dans l'OM. Arrivé
en cours de championnat 70-71 pour remplacer Zatelli, il allait conclure
la saison sur un titre de championnat de France (Le premier depuis1948
!) et reprenait la compétition suivante sur le même tempo.
Mais, alors que Marseille comptait sept longueurs d' avance sur son poursuivant
immédiat, sans que l'on sache vraiment pourquoi, il fut remercié
par Marcel Leduc, l'histoire olympienne prenait fin sur une drôle
de bouillabaisse. Il nous a quitté le Lundi 19 juillet 2004.
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Roland
GRANSART
(1981-85)
Dans
la famille Gransart, on est olympien de père en fils. Il y a d'bord
eu Maurice puis Roland.
Roland, c'est
l'entraîneur de la fameuse équipe des minots. Il joue encore
et n' a que 28 ans, au printemps 81, lorsque les dirigeants d'un OM endetté
et en D2 lui demandent de prendre en main l'équipe. Ou, du moins,
ce qu'il en reste. Toutes les stars ont fui, Gransart lance alors une bande
de gamins, les pascal, De Bono, Di Falco and co, pour l'une des pages les
plus rafraîchissantes de l'OM. Leurs forces ? Une formidable solidarité,
un gros enthousiasme et l'amour du maillot. Gransart est leur guide. Mais,
après la remontée en D1, à la fin de la saison 83-84,
les dirigeants décapitent l'équipe de copains. Gransart,
maillon essentiel de la période des Minots, sera, quant à
lui, viré quelques mois plus tard.
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Gérard
BANIDE
(1986-88)
On
croit que c'est un duo qui débarque à l'OM, le ticket Tapie-Hidalgo
; c'est en fait un trio, l'ancien sélectionneur amenant dans son
sillage Gérard Banide, qui fut son adjoint en équipe de France.
Il a acquis, à Monaco, une réputation d'excellent formateur,
c'est aussi ce qui ne gâte rien à Marseille - un excellent
joueur de pétanque.
Se sera suffisant
pour tenir dans le chaudron olympien ? Au bout d'une année où
l'OM a terminé deuxième du championnat finaliste de la coupe,
on aurait plutôt tendance à dire oui. Et plutôt non,
la saison suivante quand Marseille atteint la demi-finale de la coupe d'Europe
mais se vautre en championnat et en Coupe de France. La rumeur commence
alors à dire que Banide ne supporte pas le stress inhérent
dans un club aussi passionnel que l'OM avec un président aussi exigent
que Tapie. Si il termine finalement cet exercice, son sursis aura été
de courte durée. Dés le début du championnat 88-89,
après un nul à domicile et une défaite à Lille,
Tapie tranche et largue Banide. Après, seulement,180 minutes de
compétition nationale. Encore un record Olympien.
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Gérard
GILI
(1988-90,96-97)
Cette
fois, Tapie étonne vraiment.
Lui, le flambeur,
brillant causeur, irrésistiblement attiré par la lumièrer
qui place l' inconnu Gérard Gili au poste d'entraîneur, sûr,
pour une surprise, c' en est une.
Gili, ancien
gardien de l'OM, en charge du centre de formation, n'a pas un CV encombré
par les références.
Et pourtant
ce méditerranéen, qui a définitivement opté
pour la sobriété, broie ainsi l' image du sudiste exubérant,
réussit plutôt bien son entame en prônant le dialogue
avec les joueurs. Et ça fonctionne. Pour sa première saison
comme coach des pros, il réalise le doublé. Il est encore
champion l' année suivante et ne manque pas la finale de la Coupe
d'Europe qu' à cause de la trop fameuse main de Vata. Mais quand,
en Septembre 90, Bernard Tapie annonce l'arrivée de Beckenbauer,
Gili, au parcours presque parfait, ne supporte pas de voire son autorité
entamée et décide de partir. Il reviendra bien à Marseille,
au début du règne de Dreyfus mais le « miracle »
ne se reproduira pas.
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Raymond
GOETHALS
(1991-93)
Quand
Goethals se pointe à Marseille, en Janvier 91, chacun sait qu' il
a un passé mais se demande si il lui reste un avenir. Le belge,
malin, va mettre tout le monde, in the pocket. Une p'tite blague, un bon
mot, balancés entre deux bouffées de cigarettes, lui valent
l'estime. Ses résultats vont définitivement asseoir sa réputation.
En deux saisons et demie, il remporte trois titres de champion, bat le
géant Milan en ¼ de finale de la C1 91 , avant d'échouer
sur le fil à Bari contre l'Etoile Rouge. Mais lui et l'OM se rattraperont
largement deux ans plus tard avec l'apothéose de Munich. Raymond
la science peut partir le coeur léger à la retraite, il vient
de vivre le plus grand exploit du football Français.
Lui qui était
né à plus de 1.000 kilomètres de Marseille était
un des rares à avoir compris la ville et son club qu'il aimait tant.
Raymond Goethals était un Personnage à lui seul, un de ceux
qui aimait et vous faisait aimer le foot. Du sorcier belge, on se souviendra
de son éternelle cigarette à la bouche, de sa mèche
rebelle, de son regard farceur. On se rappellera de ses déclarations,
de ses relations affectueusement conflictuelles avec Tapie. Il aimait à
rappeler « Avec moi, on croit que Tapie faisait l'équipe,
mais en fait il ne faisait rien. Je lui faisais de l'ombre et ça,
il n'aimait pas.
Je ne me
laissais pas faire. Tout le monde l'appelait Bernard sauf moi. Je lui donnais
du "Président". Il ment comme il respire. Non, il ment mieux qu'il
ne respire. » On sourira en le réentendant écorcher
les noms des joueurs ou répondre à des interviews sans langue
de bois avec un accent bruxellois inimitable.
Ce Raymond
la science, on n'est pas prêt de l'oublier.
Né
en 1921 en Belgique, Goethals avait commencé sa carrière
dans le foot comme gardien de but à Bruxelles. Puis il devint entraîneur,
sélectionneur belge entre 1968 et 1976 et à nouveau entraîneur.
Sa première expérience en France fut celle de Bordeaux. Viré
par Bez, il est appelé par Tapie en 1991 pour succéder à
Franz Beckenbauer. En trois saisons à la tête de l'équipe
olympienne, Goethals va se forger un palmarès sans égal avec
trois titres de champion et deux finales de Coupe des clubs champions dont
une gagnée face au grand Milan AC, son « plus beau jour de
sa vie. » « Marseille et moi, c'est une affaire qui a marché
tout de suite. Je suis arrivé là-dedans comme si j' y avais
toujours été. J'habitais à l'hôtel Palm Beach,
sur la plage, et je n'en ai pas bougé pendant trois ans »
disait-il. Au cours de ses 3 années, il quitta 2 fois ses fonctions
tout en restant dans le club. A chaque fois il fut rappelé pour
remplacer les entraîneurs qui lui avaient succédé (Tomislav
Ivic et Jean Fernandez). C'est après la victoire à Munich
qu'il décida de quitter Marseille : « A l'OM, j'ai conquis
mes plus beaux fleurons. La Coupe des champions a été la
cerise sur le gâteau, comme on dit. On a été trois
fois champions de France, gagné une coupe de France et joué
deux finales européennes.
Alors arrête
un peu ! Si tu sais faire mieux» Contre l'avis de Tapie, il rejoint
son pays natal. Jouant aux cartes tous les matins dans son bar favori,
il continuait à fréquenter les stades belges et notamment
celui d' Anderlecht. Il était devenu la vedette de la version belge
des Guignols de l'info avec ses commentaires sur l'actualité ponctués
par des « Tu saisis ? ».
Gravement
malade, Raymond s'est éteint à l'âge de 83 ans, laissant
un énorme vide en Belgique comme à Marseille.
Il nous a
amené au paradis un certain 26 mai 1993, ce lundi 6 décembre
2004, il l'a rejoint définitivement. Après Mario Zatelli,
une autre légende du club olympien nous quitte, cette équipe
là-haut doit vraiment avoir de la gueule !

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Eric
GERETS (2007-2009)
Eric Gerets "Le Lion de Rekkem" est arrivé le 25 septembre 2007
(après avoir refusé des offres de Al Ittihad et de Gençlerbirligi),
en remplacement d'Albert Emon. Expérience qui sera couronnée
de succès, puisque après un début de saison catastrophique
(l'OM était 19e à la 13e journée), il parvient à
redresser l'équipe qui obtiendra à l'issue de la saison une
3e place inespérée, synonyme de tour préliminaire
en Ligue des Champions. Pour son premier match en tant qu'entraîneur,
il réussit l'exploit de s'imposer à Anfield contre l'équipe
de Liverpool (0-1) le 3 octobre 2007 grâce à un but de Valbuena
et devient le premier entraîneur d'une équipe française
à réussir cet exploit.
Lors de la saison 2008/2009, il permet
à l'Olympique de Marseille d'envisager sérieusement un titre
de champion de France désiré depuis 15 ans par les supporters.
A l'issue de la 34e journée, l'OM pointe à la 1ère
place du classement à égalité de point avec les Girondins
de Bordeaux. Les supporters et les joueurs ne s'y trompent pas en affichant
clairement leur affection pour "le Lion de Rekem" mais le mardi 28 avril
2009, il annonce son départ de l'OM à la fin de la saison,
suite à des incompatibilités avec l'actionnaire majoritaire
du club Robert-Louis Dreyfus. Une semaine seulement après avoir
annoncé son départ, la direction marseillaise annonce qu'il
sera remplacé par Didier Deschamps la saison suivante.
Le dimanche 24 mai, Eric Gerets reçoit
le titre de meilleur entraîneur de Ligue 1 lors de la cérémonie
des trophées UNFP 2008-2009. La veille, il avait assuré avec
l'OM la deuxième place de L1, qualificative directement pour la
Ligue des Champions en allant s'imposer à Nancy (1-2). Cette victoire
permettait également d'éspérer le titre lors de la
dernière journée en cas de victoire contre Rennes et de défaite
de Bordeaux à Caen.
Il aura marqué l'OM par sa
touche et a déjà annoncé un retour... à suivre
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